Nous sommes 20 à partir pique-niquer sur la falaise Béranger ; au départ d’Hautecourt un tulle voile le soleil tandis que de lourdes nappes blanches stagnent encore au-dessus des méandres de la rivière d’Ain, que le soleil dissipera bientôt. Nous montons vers le Nord par Soiriat sous le regard songeur de bovins fraîchement sortis des étables, sur le mont Rosset jusqu’à la réserve naturelle de la grotte Hautecourt ; cette dernière explorée dès le XIXè siècle comporte six cavités creusées par les eaux dans le relief karstique (dont la « charcuterie »), aujourd’hui fermées au public, notamment pour protéger les espèces qu’elles abritent encore comme la chauve-souris « cerdonicus » ; les nombreux panneaux explicatifs nous permettent de repartir moins bêtes en direction de Vilette, un hameau de Hautecourt sur lequel nous descendons par un sentier rapide. De là, nous entamons la montée sur la falaise avec quelques passages assez pentus, ici ou là rendus glissants par les averses de la nuit. Le soleil est au rendez-vous et l’horizon lumineux sur le belvédère où nous nous installons pour le déjeuner dans une agréable quiétude, bien récompensés (es) de l’effort fourni par le panorama qui s’offre à nous. C’est dans la descente vers la carrière que nous entamons la digestion avant de remonter rendre une petite visite aux mânes des dinosaures qui déambulaient par là en famille il y a quelques 150 millions d’années. Enfin, nous partons vers le sud-ouest en direction de Hautecourt, mais comme pris de remords par un retour si prompt, nous allons faire un « rond dans l’herbe » dans la prairie sur une petite hauteur avant de rejoindre les véhicules au terme d’une randonnée de la collection de Michel de 13,5 km et 500 mètres de dénivelé.
Texte : Henri BOZONNET ; photos Nicole & Henri BOZONNET






