Il fait un peu frais ce matin à cause de la bise, mais le soleil est présent, quoique parfois un peu voilé quand nous partons à quinze de Simandre, d’abord vers la « pierre fichée » au milieu d’un champ à l’entrée du village, le seul menhir du département, témoin du peuplement néolithique de cette belle vallée du Suran. Nous franchissons cette rivière sur un gué pittoresque, puis nous montons à Petit Corent sur le mont du Couloir, avant de cheminer au flanc dudit mont jusqu’à Racouse, petit « haut lieu » de la résistance attaqué en avril 1944, d’où nous apercevons un méandre de l’Ain au fond de ses gorges. C’est à Grand Corent que nous nous restaurons abrités(es) du vent du Nord devant l’église et le cimetière ; nous grimpons jusqu’à la Madone qui domine ce village, redescendons à la falaise, de laquelle nous repartons vers le nord, à travers des pierres taillées abandonnées d’anciennes carrières, jusqu’au relais dominant la vallée. Une petite pause, et c’est la descente vers Simandre par une forêt agréable jusqu’au GRP du tour du Revermont que nous rejoignons peu avant d’atteindre la voie ferrée sur laquelle un Lyria surgit de la montagne. Nous empruntons le gué du camping pour traverser à nouveau le Suran et rejoindre le parking de l’école, à l’issue d’une agréable randonnée d’environ 16 km pour 450 mètres de dénivelé.
Texte : Henri BOZONNET ; Photos : Nicole & Henri






